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Hommage national à l’ancien Premier ministre Bernard Kabana KolelasLa nation congolaise a rendu le 21 novembre à Brazzaville, un dernier hommage à l’ancien Premier ministre Bernard Bakana Kolelas, député de la circonscription de Goma Tsé-Tsé (département du Pool) qui a été élevé en dignité à titre posthume dans l’ordre du mérite congolais au grade de grand officier. Président fondateur du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), il sera inhumé le 22 novembre au village Ntsouélé (Pool).
Bernard Bakana Kolelas a été arraché de l’affection des siens le 13 novembre à Paris (France) à l’âge de 76 ans. Veuf et père de 12 enfants, il fait partie des hommes politiques congolais dont l’histoire n’oubliera pas leur combat politique en faveur de la démocratie, de la liberté et de la concorde nationale.
Le porte-parole du MCDDI, Hellot Mampouya Matson a indiqué que Bernard Kolelas incarnait les caractéristiques des grands hommes. C’était un homme d’une étonnante humilité, dévoué à la démocratie et à la paix. «Nous ne perdons pas seulement un président du parti mais aussi un père», a-t-il appuyé. Né le 12 juin 1933 à Mbokoli dans le district de Kinkala (Pool), Bernard Kolelas est détenteur d’une maîtrise en droit public obtenu à l’université de Bordeaux (France) en 1967. Il a assumé plusieurs fonctions administratives parmi lesquelles celles de maire de Brazzaville et de Premier ministre. Bernard Kolelas a réalisé une carrière dans le domaine de la santé et des affaires étrangères. D’après le premier secrétaire de l’Assemblée nationale Pierre Ngolo, le député de Goma Tsé-Tsé plaidait au niveau de l’hémicycle pour que les parlementaires jouent leur rôle véritable en vue de la consolidation de la démocratie en République du Congo. Le caractère exceptionnel de cet homme de conviction lui a valu le séjour à maintes reprises dans les structures pénitentiaires du pays et à la prison de Ndolo à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) en 1966. A l’instar de son père, Nkouka Makoutou et de sa mère Céline Loumpangou, il était attaché à la philosophie matsouaniste. «Un homme aux idées quasi permanemment anticonformistes, souvent transitoirement iconoclastes, un homme dont les principes l’ont parfois conduit sur les chemins de l’exil et disons-le ouvertement pour avoir refusé un schéma politico-idéologique. Un homme de conviction constamment guidé par l’audace d’espérer», a déclaré le ministre d’Etat, coordonnateur du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, Aimé Emmanuel Yoka dans l’oraison funèbre.
Au terme du scrutin présidentiel 1992, Bernard Kolelas avait occupé la deuxième place derrière l’ancien Président de la République Pascal Lissouba. Sa formation politique, le MCDDI, avait conclu une grande alliance à l’époque avec le Parti congolais du travail (PCT), ancien parti unique (alliance URD-PCT). Cet accord devait permettre aux formations signataires d’aller en rangs serrés à la présidentielle de 1997 qui malheureusement n’avait pu être organisée à cause des troubles dans le pays.
De retour de l’exil en octobre 2005, Bernard Kolelas a fait savoir lors de sa première rencontre avec les médias : «Le temps qu’il nous reste, nous devons le consacrer à la paix». Il a mené un combat contre le régime communiste dans le pays depuis les années 60. «Vous nous quittez en tant que doyen de l’Assemblée nationale et dans votre volonté de demeurer parmi nous, vous avez confié à certains de vos proches le soin de continuer votre action. Des esprits éclairés accompagneront sûrement leurs pas sur le chemin de l’entente, de la paix, de l’unité, chemin que vous avez en son temps irréversiblement retenu d’emprunter résolument», a dit M. Yoka. Samedi 21 Novembre 2009 - 17:57
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